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Latin Soul - New York Barrio Grooves 1966-1972

latin soul new york barrio grooves 1966-1972
Latin Soul - New York Barrio Grooves 1966-1972
(Nascente 2003) Selected by James Maycock

Encore une compile de "barrio funk", "latin funk & soul from Spanish Harlem", "New Grooves 66-72"... Entre les trois compilations "Nu Yorica!" du label Soul Jazz, les trois volumes de "Nu Yorican Funk" de chez Nascente et les "Broasted Or Fried", "Freak Off" , "Brown Sugar", "Kool It! Soul, Funk & Jazz Go Latin", "Yo! Hot Latin Funk From El Barrio" et ""Big Bad Boogaloo" de chez Harmless, le marché commence à être bien saturé de sélections indispensables à tous ceux qui n'ont pas les albums originaux dont sont tirés toutes ces perles de funk latino. Un nom sort du lot: James Maycock. Responsable de toutes ces compiles latino chez Harmless, il y a sélectionné aussi les compiles funk "Stand Up & Be Counted" (2 volumes), "I'm A Good Woman" (2 volumes), "Hip City", "People Get Up" et "Doing The James Brown!"... À priori, James connait donc bien son sujet sur le bout des doigts. L'avantage pour nous acheteurs, qui ne nous lassons pas de cette période faste, la fin des années 60 et le début des années 70, quand à New York le R'n'B/soul/funk d'Afro-Harlem vient percuter les ryhtmes latins de Spanish-Harlem, c'est que James ne nous refile jamais les mêmes morceaux d'une compile à l'autre, même si elles sortent sur des labels différents. Alors si pour vous aussi Ricky Martin ou "La Bamba" par la Starac, c'est surtout du vomi de chat, mais que vous avez su apprécier à sa juste valeur le nouveau chef d'oeuvre de Ry Cooder avec Manuel Galban ("Mambo Sinuendo" chez Nonesuch, 2003) autant que la réédition du "In The Jungle Groove" de "Papa" James Brown, uno dos tres, vous allez kiffer grave!
Ça démarre très fort avec une version espagnole du "Tighten Up" d'Archie Bell (sorti en 1968, tout simplement un des tracks les plus funky de tous les temps), par les TnT Boys en 1971, intitulée "Musica Del Alma", puis Harvey Averne met le feu avec son "Never learned to dance" monumentalement orchestré par Mongo Santamaria, extrait de l'album "The Harvey Averne Dozen" récemment réédité chez Vampi Soul. Concernant le classique "Hard Hands" de Ray Barretto, sachez que Vampi Soul, justement (1), viennent de rééditer sur un seul CD les albums "Acid" et "Hard Hands", ce qu'avait déjà fait Nascente il y a quelques années avec leur série "Back To Back", justement (2), et que ce CD est tout simplement indispendable!
Soul, funk, jazz, boogaloo et salsa s'entremèlent ainsi pendant plus d'une heure, passant de raretés (l'ode à Woody Woodpecker de Bobby Pauneto, "Why Is Woody Sad?", par exemple) à de grosses tueries ultra-classiques (le "I Like It Like That" de Pete Rodriguez). Si vous ajoutez à tout cela le livret où James commente chaque track et son contexte, ainsi que les reproductions des pochettes d'époque, vous savez que vous avez là un complément essentiel à votre collection de compiles de "latin breakbeats, basslines & boogaloos". Tout le monde peut enfin virtuellement devenir Dj à la Favela Chic, à la maison, chez vos amis, dans votre Ipod™, avec juste ces quelques compiles et un bandana...
Note buffet soul funk latino: (Havanito)

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Shantel - Bucovina Club

shantel bucovina club
Shantel - Bucovina Club
(Essay Recordings, Ref. AYCD1) Selected by Shantel

Passionnés des films de Goran Bregovic, voici enfin un mix "world" qui s'adresse à vous. Shantel, qui nous avait "loungeusement" enthousiasmé avec ses deux albums "Higher Than The Funk" en 1998 et "Great Delay" en 2001 (tous deux sortis chez Essay Recordings, en license chez !K7 Records), s'affranchit désormais du label américano-allemand !K7 pour sortir les productions de son label Essay Recordings en distribution chez Universal. Résultat: tous les médias interdépendants d'Universal vont crier au génie des balkans, les autres, pudiques, ne parleront plus jamais de Shantel, devenu un sale vendu, condammé à l'extinction, tout comme son distributeur... Ce serait bien dommage, en effet, de passer à côté du "Baro Foro" de Gogol Bordello, qui évoque ici un Tom Waits moustachu et bulgare, ou le ska venu du froid de "Bucovina" (signé par Shantel lui-même, disponible aussi en version dub à la fin du disque), ou le zouk-raï des balkans (!) de la Fanfare Ciocarlia, remixée par Shantel ("Iag Bari")... et pourtant c'est immanquablement ce qui va se passer. En espèrant que Shantel change de crèmerie (de distributeur) et qu'il arrête de se la jouer trop puriste, nous continuerons alors à jeter une oreille sur ses prods.
Note trop puriste des balkans: (Havanito)

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The Nuyorican Funk Experience - Raw Latin Funk Direct From NYC

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The Nuyorican Funk Experience - Raw Latin Funk Direct From NYC
(Nascente 2003) Selected by Adrian Gibson

Le volume 3 de l'excellente série "NuYorican Funk Experience" puise encore abondamment dans le répertoire des labels Fania, Tico et Vaya, viviers de la meilleure scène latino new yorkaise des années 70. La plupart des albums dont sont issus les 15 titres présentés ici n'ayant pour la plupart jamais été réédités, hormis le "Live at Yankee Stadium" de Mongo Santamaria, les amateurs de rare groove latin funk et autres chercheurs fous de breakbeats épicés y trouveront assurément leur bonheur! Les autres passeront sans doute leur chemin, la plupart des artistes présents dans ce volume 3 ayant été abondamment compilés par ailleurs (Ray Barretto, Bobby Valentin, Joe Cuba, Roberto Roena, Cortijo, Ismael Miranda & Larry Harlow...).

Adrian Gibson, sélecteur de cet album, s'est attaché à un répertoire volontairement orienté dancefloor, et nous a déniché quelques curiosités, telles les chanteuses Noraida et Quetcy Alma, ou encore les groupes latin funk Café et Seguida, qui n'enregistrèrent qu'un album, mais eurent leur heure de gloire en ouverture du mythique concert de 1973 des Fania All Stars, au Yankee Stadium. On se délectera aussi, côté humour au 18ème degré, du "Oooh! Ah!" de Joe Cuba, auteur des hits boogaloo "Bang bang" et "El Pito", et du funky "Horsin Up", des "Starsky & Hutch" de la salsa, j'ai nommé le pianiste Larry Harlow et son accolyte le sonero Ismael Miranda. Parmi les autres "raretés", un des seuls titres chanté par le percussioniste Ray Barretto ("Together") et une composition de Carlos Santana, dans un esprit latin soul particulièrement mièvre, interprétée par le leader du Gran Combo, Roberto Roena. Mais c'est à Mongo Santamaria et à Ray Barretto que l'on doit les 2 meilleures plages de cet album, le puissant "Black Dice", extrait du "Live at the Yankee Stadium", et "Power", dont l'intro de l'excellent pianiste Louis Cruz fut abondamment samplée, notamment par The Wizards of Ooze.
Note : (Captain Détendu)

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Brazilian Sounds From Paris (1969-1982)

brazilian sounds from paris 1969-1982
Brazilian Sounds From Paris (1969-1982)
(2003 Dare-Dare/Pulp Flavor) Selected by Laurent "Lorenzo" Gaudin

En France tout le monde connait le tube de Marcel Zanini, "Tu veux ou tu veux pas", que Brigitte Bardot avait ensuite repris pour lui essayer de lui faire faire le tour de la planête... Ce que la majorité ignore, c'est qu'il s'agit à l'origine d'une reprise du brézilien Wilson Simonal, "Não vem que não tem", que l'on a pu entendre dans la musique du film "La cité de dieu" (film de 2003 haut la main).
---Parenthèse---
Les artisans de T.I.M.E.C. ont eu la bonne idée de reprendre ces deux titres en un seul: "Não vem que não tem (Tu veux ou tu veux pas?)", interprété par le groupe Popsanova (Don Diego De la Grana et Désirée Lachose!) et disponible en 3 versions dont deux sont disponibles en mp3 sur www.saounds.com: un tropical jerk remix par The Joslyns et une version reggae (!) par The Mighty Blunts. Téléchargez-moi ça vite avant qu'ils ne soient plus disponibles...
---Fin de la parenthèse---
Revenons à notre compile. La version de Marcel Zanini, donc, et bien sachez qu'elle nous fait beaucoup plus marrer que celle de cette décervelée blonde de BB, et qu'on est bien content de la retrouver en ouverture de cette splendide compilation de saveurs brésiliennes produites en France, tout comme son autre tube "Qui c'est celui là" profondément con et bon (et inversement). On notera aussi le "Pas tant de d'chichi ponpon" de Jean Constantin, aussi marrant que d'une efficacité redoutable sur nos dancefloors nationaux. Le reste de la compile est moins délirant, passant du tropicalisme à de la bossa nova, comme un bon disque de raretés estivalo-psychedeliques. Mais ça fait quand même une bonne recette: trois titres en licence chez un gros (les 3 super conneries que tout le monde connait), et 12 tranches de rare brazilian groove from Paris... Merci Pulp Flavor!
Note amour du Brésil à la Française: (Havanito)

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Cover The World - World Music Versions Of Classic Pop Hits

(putumayo) cover the world
Cover The World - World Music Versions Of Classic Pop Hits
(Putumayo 2003) Selected by Jacob Edgar

Note : (Havanito)

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Ghana Soundz - Afro-beat, Funk & Fusion In 70's Ghana

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Ghana Soundz - Afro-beat, Funk & Fusion In 70's Ghana
(Soundway 2002) Selected by Miles Cleret

Encore un disque de 2002 qui n'est finalement disponibles dans nos bacs qu'un an près. Et encore, nous ne devrions pas nous plaindre, celui-là est sorti en France! il y a tant de bons disques n'arrivent jamais jusqu'ici... comme ces 45 tours de funk et d'afrobeat teintés de R&B et de jazz du Ghana, que l'anglais Miles Cleret est allé dénicher lui-même pendant deux ans sur place. Collectés dans ce premier volume anthologique, ces "ultra-rare and previously unreleased afro-beat, funk and fusion from 70's Ghana" valent leur pesant de cacahouètes aux épices de funk et de soul. Amateurs de Santana ou de Fela, shake your rootsy bootsy!!
Note : (Havanito)

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Barrio Nuevo - Latin Funk Latin Rock Latin Disco Latin Soul

barrio nuevo
Barrio Nuevo - Latin Funk Latin Rock Latin Disco Latin Soul
(Soul Jazz records 1999) Selected by Stuart Baker & Pete Reilly

Et celle-là, vous la connaissez? C'est Jean-Paul II qui harangue la foule du balcon de la place Saint Pierre: «Peuple du Vatican, ne vous vautrez plus dans le stupre et la luxure, cessez immédiatement de danser la salsa! Salsa no, trabajo si!» (N.D.L.R.: Jean-Paul est polyglotte, car pour être pape, il faut au moins l'anglais courant et une deuxième langue serait un plus). Et la foule de reprendre en chœur: «Salsa no, trabajo si! Salsa no, trabajo si! Salsa no trabajo si!». En fait, elle est super drôle si on chante la fin comme Lou Bega, le comique allemand, et encore plus fun si on remplace Jean-Paul II par Fidel Castro. Bien que Jean-Paul II ait ma préférence, puisqu'il est actuellement n°1 des ventes du top album polonais. C'est vrai, c'est écrit noir sur blanc dans le Billboard. Les Polonais, ils sont pas encore mûrs pour entrer dans la communauté européenne, c'est moi qui vous l'dis... Quoi qu'il en soit, si j'étais Commandant en chef du Vatican, je m'inscrirai au Concours de l'Eurovision, et j'y enverrai Jean-Paul II. Cela me fait d'ailleurs penser que les Turcs n'ont jamais remporté le concours. C'est vraiment dégueulasse, car leurs chansons sont définitivement époustouflantes! Rappellez-vous: après le petit clip sur la Turquie et ses merveilles (Admirez les splendeurs du Topkapi, visitez la Capadoce et ses plages de rêve, massacrez les kurdes à grands coups de bombes à fragmentation), un léger rythme de sirtaki (oui, je sais, c'est grec, mais vive l'Europe sans frontières!) introduit la chanteuse, généralement transsexuelle, puis le tempo se dédouble frénétiquement, tandis qu'elle entonne à pleins poumons: «ürtük, stügürlü, ürtük, ürtük!», soutenue par les riffs puissants du joueur de oud électrique qui vient de découvrir les joies de sa pédale fuzz flambant neuf. Et comme l'honorable assistance ne maîtrise pas toutes les subtilités de la grammaire turque, il s'agit en général de chansons ayant pour thème récurrent leurs ennemis héréditaires, sur le mode: «Les Grecs sont tous pédés, lalala, lalala...». C'est malin!
Mais revenons-en à Fidel Castro. Pourquoi? Tout simplement parce que l'album dont il devrait être question depuis le début de ces lignes n'est pas sans rapport avec le «lider maximo». En effet, si ce dernier n'avait pas pris le pouvoir en 1959 (cette chronique sera au moins prétexte à une bribe d'information...), les barrios (ghettos latinos des grandes métropoles américaines) seraient moins remplis et n'auraient sans doute pas donné naissance au latin-soul-disco-funk. Cela dit, le label Soul Jazz Records nous propose une compil' tout à fait sympathique (hormis la typo du livret illisible et à chier!), sur le thème: le barrio comme si vous y étiez, les tessons de bouteille dans la tronche en moins. Si vous avez aimé le «Nuyorican Soul» des Masters at Work, vous adorerez l'univers torride du barrio des 70's! Ici, pas de papys du son cubain, point de tempos latin house, mais du pur concentré de marcel bien moite, enfoncé dans un futal poutre apparente! Il suffit de jeter un œil sur la pochette, qui comporte une jolie brochette de cailleras chicanos, propice à faire remonter l'ambiance d'un backroom de sauna vers les 6 du mat', pour comprendre la pertinence de l'objet.
Rentrons maintenant dans le vif du sujet. Hormis quelques curiosités (Patti "Voulez-vous coucher avec moi ce soir?" Labelle, dans un exercice de style latin soul amusant, l'injustement méconnu groupe latin funk Mandrill, tout comme les excellents salseros Bobby Rodriguez et Milton Zapata), on retiendra surtout la présence de deux titres de War, fabuleux groupe dans lequel s'illustra l'ex-Animals Eric Burdon (oui, «The World is a ghetto», c'est eux), et de Chakakas, groupe culte latin-funk-disco co-produit par... Jean Kluger! Précisons que ce dernier a eu –entre autres– son heure de gloire en produisant et en cosignant certaines oeuvres inoubliables telles que «Au bal masqué o-hé o-hé! Dra-cu-la, Spi-der-man...». En effet, la Compagnie Créole, c'est lui, avec son pote Daniel Vangarde (heureux papa d'un petit Daft Punk, bonjour la collec' at home de bandes disco vintages à sampler...). Les amateurs de Cerrone retrouveront Jean-Marc «Supernature» à ses débuts, avec le groupe Kongas (le barrio n'a pas de limites, car rappellons pour l'anecdote que les Kongas se sont principalement illustrés au Papagayo et autres clubs de St-Trop'...). Déjà abondamment samplé par nombre de Dj's avertis, le répertoire de cette compil ne peux qu'être chaudement recommandé, malgré son côté parfois anecdotique. La semaine prochaine notre sujet portera sur la musique anecdotique et ses bienfaits pour l'homme.
Note salsa no trabajo si: (Mutator)

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