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presents... a selection of compilations for your listening pleasure Sponsored by The G.U.M.P.

 

Sun Ra Dedication - The Myth Lives On

sun ra dedication the myth lives on
Sun Ra Dedication: The Myth Lives On
(2003 Kindred Spirits) Selected by Kees Heus

Voici une très jolie compilation qui pourra plaire à de nombreuses oreilles. Que vous soyez amateur de Sun Ra (bravo!), de Madlib (Yesterdays New Quintet & co.), de Jimi Tenor (ses 2 derniers albums sont des merveilles), de Theo Parrish (le potzo à Moodymann) ou de Mocky (le potzo de Gonzales), voire de ces cinq-là (comme moi), vous y trouverez votre bonheur. Kees Heus (à vos souhaits!), alias KC The Funkaholic, qui a sélectionné ces tracks, est en fait le programmateur du Paradiso à Amsterdam (le meilleur club du bled: c'est une ancienne église à l'acoustique extraordinaire). Il vient de monter le label Kindred Spirits, sur lequel sort cette compilation, issu de la soirée mensuelle du même nom au Paradiso. Dédié à Sun Ra, ce disque regroupe à la fois des reprises: "Love In Outer Space" par Jimi Tenor, "Nuclear War" par Alex Attias puis par Madlib avec le rappeur Dudley Perkins (responsable d'un des albums hip hop de l'année!), "Saga Of Resistance" par Theo Parrish ou "Astro Black" par Kirk Degiorgio; mais aussi une bonne partie de compositions "dans l'esprit de Sun Ra".
Les reprises sont ce qui m'a le plus captivé dans cet album: elles sont toutes assez terribles, et "Nuclear War", mon track favori y est même repris merveilleusement deux fois. Pour une fois que le meilleur du free jazz est réinterprété par les meilleurs de la scène hip hop electro broken beat, on aurait tort de s'en priver!!
PS Dégotez donc aussi le maxi vinyle de IG Culture, intitulé "Likwid Continual Space Ope-Ra : Space Is The Place", qui contient en face A "Space Is The Place (A Prelude 2 The Infinite)", et en face B "Space Is The Place (Black Star, Black Moon, Black Sun, Black Planet)". Tout un programme... mais il faudra commander le disque à l'étranger!
Note free goes electro: (Havanito)

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Shades Of Blue - Madlib Invades Blue Note

madlib shades of blue
Shades Of Blue - Madlib Invades Blue Note
(Blue Note 2003) Selected by Madlib

Note : (Havanito)

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Rewind!2 - Original Classics, Re-Worked, Remixed, Re-Edited And Rewound Vol. 2

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Rewind!2 - Original Classics, Re-Worked, Remixed, Re-Edited And Rewound Vol. 2
(Ubiquity, Ref. RCD119 / URLP119, 2003)

Note : (Havanito)

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Jazz et Humour

jazz et humour
Jazz Et Humour - Une petite laitue... avec de la mayonnaise
(Saga/Universal 2003, Ref SAGA40) Selected by Philippe Baudoin

Un petite compilation de vieux jazz comique, histoire de se détendre un peu avec du burlesque obscur pour les djeun's, de l'humour d'il y a longtemps, entre 1926 et 1952, plus précisément. Pour ceux que la musique de dessins animés en noir et blanc apaise.
Pour les autres, ce disque servira au moins à (re)donner envie d'écouter les frasques musicales de Duke Ellington, toujours passionnantes, ou les délires de Spike Jones, insurpassable Tex Avery de la musique.
Note : (Havanito)

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Look Into The Flower - Trip On Psychedelic Grooves With Blue Note

look into the flower trip on psychedelic grooves with blue note
Look Into The Flower - Trip On Psychedelic Grooves With Blue Note
(Blue Note 2002) Selected by Fat Judy

Comme si le statut de beau-frère et collaborateur musical privilégié de Charles Aznavour ne lui suffisait pas, Georges Garvarentz reste aussi un excellent compositeur de BO. Redécouvert par les chineurs de grooves psyché-pop français, il honore désormais de sa présence nombre d'excellentes compilations, telles que "Bombay Jazz Palace" ou encore "Shake Sauvage". Comme ses petits camarades compilateurs, Fat Judy, sélecteur en chef de la série "Groove experience" pour Blue Note, nous le ressert d'entrée avec le même "Hashisch Party", extrait de la BO du film "Les galets d'Etretat", réédité dans les compiles citées plus haut. Normal. La compile Blue Note est psychédélique. Mais pas n'importe comment.
Retrouvons notre charmante pin-up de la compile "Carnival" du même éditeur. Ce coup-ci, on nous l'a travaillée façon "Jeune et jolie te montre tous les trucs pour réussir ta pyjama-party psyché!". C'est vraiment chouette. Le stylisme est top (jupe genre tapis de bain Conforama, assortie au mobilier en plastique mauve, près duquel traîne le splendide ouvrage "Special Pop", bible de la pop française pré-soixante-huitarde), et la top nous invite à "Look into the flower", en l'espèce, un tatouage Malabar incrusté non loin de son mamelon gauche, qu'on devine presque turgescent, à force de se déhancher sur les rythmes de Georges Garvarentz. Tout cela est vraiment troublant. Et la musique, dans tout ça, direz-vous à juste titre?
Puisant principalement dans la période 70's de certains artistes historiques du label (Donald Byrd, Horace Silver, Gene Harris…), le résultat fleure plus les parfums blaxploitation que psychédéliques. En fait, deux titres valent vraiment le détour pour les amateurs de reprises risibles: l'innénarable Lord Sitar, avec son cover du "I can see for Miles" des Who, et John Tartaglia, qui explose "Light My Fire" des Doors au son d'un arrangement de cordes que ne renierait pas Rondo Veneziano. Distrayant.
Note Garvarentz goes Blue Note: (Annie Ball)

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Carnival - Spicy Flavors & Exotic Grooves Set Fire To Blue Note

carnival spicy flavors and exotic grooves set fire to Blue Note
Carnival - Spicy Flavors & Exotic Grooves Set Fire To Blue Note
(Blue Note 2002) Selected by Fat Judy

"Quand senteurs épicées et pulsations exotiques enflamment Blue Note, c'est carnaval!", voici le titre, traduit sommairement, de cette compilation publiée par le label "The Finest in Jazz since 1939", dans la série "Groove experience".
La remarquable pochette, d'inspiration neo-zouk love, digne d'être affichée sur les devantures de tous les bons grossistes en produits capillaires afros du Boulevard de Strasbourg (Paris 10ème), ne devrait laisser aucun doute sur le propos de cet album. En effet, la jeune et troublante mannequin qui pose alanguie dans un décor digne de "Black Emmanuelle chez Ikea", nous lance un regard sans équivoque, lourd de sous-entendus. Voilà pour l'aspect purement visuel.
Au niveau des oreilles, nous sommes également dans le domaine du sous-entendu. Entendez par là qu'une oreille peu avertie risque d'être fort déroutée, car cet opus mélange allègrement les genres, dans un fatras propre à tout carnaval qui se respecte et dégénère en barbaresque orgie dorcellienne.
Ainsi, la noble castafiore péruviano-basque Yma Sumac, se retrouve-t-elle à ouvrir le défilé, suivie de près par le boogaloo-man Ray Terrace, que rejoint à grandes enjambées le sitariste Ananda Shankar, tandis que le sax alto west coast d'Art Pepper (Pepper... spicy flavors... quelle subtilité dans le choix des artistes!) tente une percée remarquable, bientôt rejoint par le "Roi des bongos" lounge, j'ai nommé Jack Costanzo en personne! Parsemé de quelques vrais rare grooves, tels Billy Larkin & The Delegates, ou encore Meirelles, sous-Deodato dont la reprise du "Also Sprach Zarathoustra" de son éminent compatriote mérite une oreille plus que complaisante, cette compile se présente comme une gentille partouze musicale.`
Les afficionados seront-ils surpris de voir Michel Petrucciani et Don Pullen –pianiste de Charlie Mingus– participer à un "Carnival exotic grooves"? Les autres pourront découvrir quelques maîtres du boogaloo (un bon tiers de la compile), des classiques du catalogue lounge de Capitol (s'ils ne possèdent pas encore d'albums de la fabuleuse série "Ultra Lounge"…) et la facette parfois plaisante de certains jazzmen fort respectables. Compilons, compilons, il en restera toujours quelque chose…
Note compile boogaloungesque: (Annie Ball)

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Chips & Cheers / Scotch & Sofa

blue note scotch and sofa
Chips & Cheers / Scotch & Sofa
(Blue Note 2000) Selected by Booster

La culture marketing s'imposant de fait depuis une dizaine d'année, Blue Note ne se contente plus d'en référer à un style musical –Blue Bossa, Blue Break Beat, Blue Brazil, etc.– pour vendre ses compilations. Ils sont carrément passé au stade définition d'un "univers produit" comme disent si bien les gens du marketing pour intituler leurs derniers produits.
Comme il fallait évoquer l'univers de l'easy-listening, ils ont alors opté pour "Chips & cheers" et "Scotch & sofa". Et pour bien qu'on comprenne à qui sont adressées ces compilations, les pochettes sont à ce titre on ne peut plus pittoresques: de jeunes yuppies souriants, beaux, la trentaine et le tein UV, se détendent accoudés à un bar ou allongés dans un sofa. En donnant carte blanche à une de ses dernières signature (Booster, fade ersatz d'électro), Blue Note ne s'adresse plus aux turntablists, mais à une jeunesse dorée qui elle, a le pouvoir d'achat. Dès la fin des années 60, alors que le free jazz avait bien entamé son travail de métissage, Blue Note proposait déjà ce genre de produits formatés pour les bars-cocktails. Grâce à des artistes comme Horace Sylver, Lee Morgan, Donald Byrd ou Grant Green, Blue Note avait suffisamment produit le jazz-soul pour se permettre encore aujourd'hui de le compiler sans rentrer dans la logique des tubes.
Ici on a droit tout d'abord à 2 big bands west coast hauts en cuivres de Buddy Rich, aux 3 Sounds reprenant le classique "Ye Ye" de Jon Hendricks -déjà largement éculé- pour contenter les néophytes, 2 batucadas de Duke Pearson et de Elvin Jones, un boogaloo de Jack Mc Duff; puis arrive le gros son 70'. Et là, ça se gâte: Gene Harris la joue grosse basse et gros beat, Bobby Humphrey fait dans le sirupeux comme bien souvent et Donald Byrd –de 1974: début de sa période daube après les excellents "Street Lady" et "Black Byrd"– ose même laisser traîner un passage de soprano à la Kenny G. Si "Chips & cheers" présente l'aspect pêchu, "Scotch & sofa" fait dans le relax. Malheureusement, on s'endort carrément. Au lieu de convier les 3 Sounds ou Lonnie Smith, ils auraient mieux fait d'aller piocher chez Ike Québec, il n'aurait pas été de trop. Bref, "Chips & cheers" tient encore la route de l'éclectisme joué par Blue Note depuis le "Blue breakbeats Vol 3"; mais "Scotch & sofa" s'essouffle sérieusement. Ces 2 dernières compilations traduisent à elles seules la politique actuelle de Blue Note: brasser large sans trop prendre de risque. La drum & bass acoustique de Erik Truffaz influencée par Photek, et plus récemment le down tempo de St Germain en sont 2 exemples probants.
Note jazz gospel blues: (Djouls)

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Sofistifunk - Jazzrock Club Classics

sofistifunk
Sofistifunk - Jazzrock Club Classics
(Irma 1999) Selected by Umbi Damiani

Le label Irma Records déjà reconnu pour ses 4 volumes de "Groovy!" continue son odyssée de la réédition avec 10 morceaux de choix orientés vers la mouvance Fusion. De Mahavishnu Orchestra à Billy Cobham en passant par Jeff Beck et Herbie Hancock, tous les maîtres du genre sont donc représentés sur "Sofistifunk". Les titres ne sont certes pas les plus introuvables, mais leur ordre d'apparition s'avère d'une fluidité exemplaire et tout s'enchaîne à merveille pour nos oreilles réceptives à des vibrations limpides, sincères et enivrantes. Aussi bien dispo en CD qu'en vinyle, le premier opus de cette série permettra à bon nombre d'entre nous de ne plus sortir des pièces à 400 balles sans savoir si elles réintègreront un jour la discothèque dite idéale... Merci Irma.
Note : (Phi-Fly)

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Blue Juice - Vol. 2 - Squeeze

blue juices volume 2
Blue Juice - Vol. 2 - Squeeze
(Blue Note 1998) Selected by Dean Rudland

Oyez, oyez braves gens! La nouvelle doit se répandre que cela soit pour les sampleurs fous comme pour les organisateurs exténués d'une soirée qui s'avère être un fiasco total: ce disque est pour vous!
Tout d'abord, messieurs les pompeurs de riffs géniaux, de basses chargées de groove et de batteries hypnotiques, voilà un disque qui peut éclairer vos recherches en la matière. Blue Note, prestigieux label jazz de renommée mondialement spaciale, sort le deuxième volume du meilleur des jams de différents groupes du label entre 65 et 75 (période 'le funk dans le jazz c'est pas mal! Fais tourner...'). Alors évidemment, tout ceci pourra nourrir le plus vorace des pilleurs. Pour le jeune garçon qui rate sa soirée d'anniversaire parce que 'c'est pas un jour à faire une teuf!', ce disque sera aussi très utile en cas de débordement de déprime déprimante qui pourrait s'imprimer rapidement sur le reste des invités déja avachis comme des merdes sur le canapé:
1- munissez-vous du disque en question.
2- dirigez-vous, l'air de rien vers la chaine hi-fi. ATTENTION!!! le trajet est périlleux: n'oubliez pas que les premiers invités gisent déjà au milieu de votre salon, super défaits, nageant la brasse, ce qui pourrait facilement vous faire tomber et donc faire échouer votre ingénieux stratagème (ou pas).
3- Otez le cd de chants grégoriens qu'une 'amie' avait eu la maladresse de faire tomber par hasard dans le lecteur pourtant fermé.
4- introduisez... mais non, le cd... mais non, dans le lecteur... Arrgh de consternation!
5- au moment où les premiers sons giclent littéralement de vos enceintes, enfilez vos boules quies et augmentez le volume!
6- vos invités danseront jusqu'à ce que mort s'ensuive dans d'atroces souffrances d'épuisement. Une atrocité qui vous sortira de l'embarras, donc justifiée par son caractère comment dirai-je?... teuf!
7- on en colle un dernier et on se couche!
Note jazz ton jam, eh, blou naute!: (Tiff)

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Blue Break Beats - Volume Four

blue break beats 4
Blue Break Beats - Volume Four
(Blue Note 1998) Selected by Dean Rudlan

Les séries "Blue Break Beats" et "Capitol Rare" chez Blue Note sont d'une qualité constante et irréprochable, à un prix (pour une fois) correct. Je vous conseille tout particulièrement les éditions vinyles, enrichies de nombreux titres à chaque fois. Ici, 5 bonus-tracks, comme on dit, dont deux petits bijoux acid-jazz de Lonnie Smith "People sure act funny" extrait de "Turning point" (1976) et "Everyman's your brother" de "The Fourth Way" (1970) du groupe du même nom. Au total, 19 perles groovy, allant du piano boogie blues au disco funk en passant par le R'n'B, la soul revue façon Stax, le 60's soul rock, du groovy jazz standard, funky, bop, orchestral soul, Herbie Hancock funk, heavy soul et acid jazz... Le tout dans l'esprit break beats, avec de nombreux titres samplés avec succès par De La Soul, les Beastie Boys, A Tribe Called Quest ou Dee-Lite. Les ancêtres de la culture hip-hop, en quelque sorte.
Note groove jazz hip-hop culture: (Djouls)

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Blue Break Beats - Volume Three

blue break beats 3
Blue Break Beats - Volume Three
(Blue Note 1996) Selected by Dean Rudland

"Suce mon membre dur, comme on suce un glaçon! Apaise ma frayeur et mon angoisse neuve."
Raoul, en fin lettré, se souvint du poème de Jean Genet qu'il aimait tant et s'adressa en ces termes à Melba, tout en invitant Simone à se débarasser de son inutile nuisette et à venir les rejoindre. Enfin, il allait connaître le grand Amour...
Ce qui est cool, c'est que le volume 4 de la série a déjà eu les honneurs de la plume de Djouls. Donc Raoul va s'arrêter là. Mais si vous insistez, ses aventures libidineuses se poursuivront peut-être, qui sait? Bande d'obsédés! En attendant, la saga Blue Break Beats se poursuit avec ce double album bourré à craquer de pépites. Un morceau de Gene Harris justifie à lui seul son achat: "Don't Call me Nigger Whitey" (en français dans le texte: Cher Monsieur, en vous adressant à moi, le vocable personne afro-américaine me semble préférable à celui de "negro"). Ne serait-ce que pour le riff de synthé basse de l'intro, cracra à souhait. Tranchant presque avec l'ambiance générale de l'album, qui flirte parfois avec le lounge , nouveau cheval de bataille de la presse dite "spé", toujours friande de tendances qui font "beuze"! (Quelqu'un aurait-il l'amabilité de m'expliquer la différence entre lounge et easy-listening? Juste pour ma culture personnelle...). Tout ça pour dire que le track-listing réserve quelques belles surprises, comme cette version de "Light My Fire", métamorphosée par Shirley "Gooooldfiiiinger" Bassey, ou encore "Ode to Billy Joe", le tube country-blues de Bobbie Gentry, magistralement repris par le saxophoniste alto Lou Donaldson. Bien entendu, les titres de cet album, comme ceux de toute la série, ont été abondamment samplés. Ce qui apporte une valeur ajoutée définitive à cette série, qui vous permettra, outre le fait de vous déhancher sauvagement sur vos titres préférés, de passer d'amusantes soirées entre amis grâce au jeu "Devine qui a samplé..." (Ouaiiiis, là, là, j'ai reconnu, c'est les Kémical Brothers, et là, putaiiin, c'est la ligne de basse de "Je te survivrai"! Mooortel!).
Note you gotta gotta gotta gotta: (Aristide Développement)

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The Best Of Black Jazz Records 1971-1976

universal sounds of america
The Best Of Black Jazz Records 1971-1976
(Soul Jazz records 1996, Ref USCD2) Selected by Stuart Baker

Comment le label indépendant Black Jazz a-t-il fait pour sortir des albums d'artistes de jazz inconnus et underground (et inversement), pendant toute la première moitié des années 70, sans s'écrouler -financièrement- à chaque nouvelle sortie? Le mystère se résoud bien vite: il suffit d'écouter cette compilation!
Les non-aficionados des vinyles obscurs n'auront sûrement peu ou pas entendu parler de The Awakening, Doug Carn, Calvin Keys, Roland Haynes, Walter Bishop Jnr., Rudolph Johnson, Henry Franklin ou Chester Thompson... et pourtant on ne saurait que trop conseiller cette réédition (la compile était déjà parue ne 1996) à tous les amateurs de jazz deeply soulful.
A la lisière des jazz funk/rhythm & blues traditionnels et d'expériences plus proches du free de Miles Davis, John Coltrane ou Charles Mingus, Black Jazz étaient les Ninja Tune du jazz des 70's, et chacun des tracks présents ici auraient sa place sur nos ondes FM, de Nova à FIP, les doigts dans le nez (passez-moi l'expression et une bonne bière).
Note : (Astor Gomez)

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Universal Sounds of America

universal sounds of america
Universal Sounds of America
(Soul Jazz records 1995, Ref SJR27) Selected by Stuart Baker

Une compilation de free jazz en forme de manifeste politique et spirituel: vers la fin des années 60, certains musiciens noirs, suivant l'esprit de Mingus, s'organisent pour faire valoir leurs droits bafoués et promouvoir un mouvement noir créatif, libéré des contraintes imposées par l'establishment.
A ce titre, le collectif musical et spirituel "Association for the Advancement of Creative Musicians" (AACM) est créé en 1965. Il enfantera l'Art Ensemble of Chicago. Des disques sortent sur des labels indépendants de Chicago, c'est le début d'une longue histoire, dont on pourrait voir la continuité dans le MBase de Steve Coleman... Le label Tribe, lui, est né à Detroit et fournira de disques tout au long des années 70. Les notes de l'album sont une mine de renseignements (en anglais) pour l'auditeur curieux. Pour ce qui est de la musique elle même, c'est globalement très bon et très... SPACE!
D'ailleurs, ce serait un peu le concept de l'album (rien qu'à voir les titres), qui explore les frontières de l'inconnu musical... Ouh la la. Rassurez-vous, ça s'écoute très bien. Les morceaux ont été enregistrés sur une période allant de 1970 à 1978. L'Art Ensemble of Chicago est au sommet avec un morceau au groove génial et où est particulièrement mise en valeur la voix puissante et torride de Fontella Bass, la femme de Lester Bowie (figure de proue de l'AEOC qui nous a malheureusement quitté en 1999). Comme le dit Sun Ra And The Solar Arkestra: "Space is the place". On est d'accord. Par ici m'sieurs dames.
Note l'espace c'est classe: (Astor Gomez)

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Home Cookin'

home cookin'
Home Cookin'
(Ubiquity 1993)

1er opus de la série désormais légendaire des Cookin', la sélection Home Cookin' a changé la vie de plus d'un aficionado de la bonne musique West Coast typique de la Californie et de San Francisco en particulier.
Le jeune (à l'époque) Dj Greyboy s'est vu obtenir une reconnaissance mondiale grâce au morceau "Unwind Your Mind" et les royalties engendrées par ce seul morceau lui ont permi de développer son label éponyme à San Diego. Il a depuis sorti nombre de disques dédiés à la musique noire américaine des années 60/70 et son dernier album "Mastered the art" montre à quel point on peut mûrir vite et bien. ( je vous recommande aussi son "Freestylin' " , très savoureux dans le style soft & headnoddin'). Karl Denson, au sax sur ce même track, a depuis signé sur LE label de Jazz Blue Note (puis a monté son propre label et a sortie la tuerie funk de l'année 2002 - Note de Havanito). Pas mal pour un ancien homeless à moitié mort de froid dans le fog de la Bay Area.
Tous les autres morceaux sélectionnées sont aussi parfaits pour un revival Rare Groove revu et corrigé version 90's. A noter que sur la pochette vous pouvez voir de face le boss de Ubiquity himself, Michael Mc Faddin. Le club devant lequel il se trouve est le Nickie's BBQ sur Haight Street ( la rue de la révolution flower power hippie aux USA durant le Summer Of Love de 1968). Le Nickie's accueille depuis des années les soirées de Andrew Jervis, responsable promo et A&R de Ubiquity à ses temps perdus (ils sont rares croyez-moi).
Enfin, tout le monde s'en fout sûrement mais c'est cet "compile" qui m'a fait basculer dans l'amour musical le plus respectueux. Grâce à Home Cookin', j'ai trouvé ma voie (Ophélie cherche encore la sienne) et je suis parti à Frisco pour bosser un peu avec l'équipe de Ubiquity.
Valeur très très sûre de votre collection de vinyles !
Note : (Phi-Fly)

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Blue Break Beats - Volume Two

blue break beats 2
Blue Break Beats - Volume Two
(Blue Note 1993) Selected by Dean Rudland

"Tandis que Raoul malaxait prestement de ses mains moites les protubérences mammaires de Melba, sa voisine Simone entra subrepticement dans le salon, vêtue d'une simple nuisette."
Là, je sens que vous êtes franchement intéressés. C'est donc le moment idéal pour vous parler du retour du fils de Blue Break Beats, plus connu sous le petit nom de "Volume 2". En effet, inutile de vous dire que si Melba a apprécié le premier opus de la série (bon, je devrais pas, mais je déflore une partie du sujet: la nuit risque d'être longue et torride, vu que si Volume 2 il y a, on peut raisonnablement s'attendre à une suite...), vous avez entre les mains de quoi largement la combler.
Nous vous conseillons d'entamer les réjouissances avec "Ain't It Funky Now" de Grant Green, premier titre de la face 1 du disque 2. Certes, j'en vois d'ici qui font les malins, objectant qu'ils ont balancé depuis longtemps leur superbe ensemble haute-fidélité en merisier cérusé, combinant tourne-disques, lecteur de cartouches huit pistes et hachoir à légumes. C'est bien fait, vous n'avez plus qu'à aller vous finir devant "Rocco et Maciste contre les enculeurs de mouche" (en v.o.: Rocco i Maciste –prononcer "machisté"- encula tutti il mundo).
Revenons aux autres, qui sont des gens civilisés, pour qui la cire ne sert pas qu'à s'épiler l'entre-jambes. A ceux-là, je dis donc tout simplement que quelques mesures de Grant Green vous permettront d'exhiber fièrement votre engin devant Melba, en affirmant à juste titre: "T'en a déjà vu, des comme ça?" (traduction approximative de "Ain't It Funky Now"...).
Enfin, rassurons tous ceux qui vont écouter ce double album sans but lucratif: il est gorgé de "soulful", comme disent nos amis anglophones. En français dans le texte, ça joue dans tous les sens, et foutrement groovy! Une mention spéciale pour "The Phantom", du pianiste et chef d'orchestre Duke Pearson, dont l'atmosphère exotica ne devrait pas laisser insensibles les fans de Martin Denny. Ceci tiendra lieu de conclusion. J'espère bien recevoir moults courriers de lecteurs avides de savoir qui est Martin Denny.
Note you gotta move your gotta move: (Aristide Développement)

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