Help Us Get High - Special Collection Of Previously Unreleased Live Recordings
(Sanachie 1999) Selected by Richard Gehr
En voilà une zolie compile qui annonce tout de suite la couleur: sur la pochette, on voit un couple de hippies couleurs 3D arborant la pancarte: «Help us get high». Pour ceux qui connaissent les joies du vagabondage dans le shakedown street d'un concert du
Grateful Dead ou du
Jefferson Airplane (jam bands de première génération), de
Phish,
Dave Matthews Band ou
Blues Traveler (jam bands de seconde génération) ou plus récemment de
Moe.,
Disco Biscuits,
Galactic, S
tring Cheese Incident et autres jam bands de la troisième génération, pour ceux-là donc pas de surprise: c'est le refrain habituel des jeunes hippies en quête de drogues récréationelles dans le parking pré ou post-concert. Du traditionnel «Who's got my nugs» («qui a mes têtes?») au plus pointu «Shrooms, who's got shrooms?» («champs, qui a mes champs?» - prononcer champes), la quête du high y bat toujours son plein. Cette compilation, évoquant cette image du parking lot et de ses hippies fous de musique et de good vibes, regroupe en fait à moindre coût (10$) une dizaine de titres live de jam bands de la dernière génération, les jeunes, les nouveaux venus sur la scène groove-rock indépendante américaine.
Alors faisons le point: cette compilation est réalisée par
David Gans (du Grateful Dead Hour radio show) et
Richard Gehr (auteur du Phish Book). Disons qu'ils savent de quoi ils parlent. Leurs goûts, c'est une autre histoire. A l'arrivée on obytient une sorte de pot-pourri live pas trop pourri, dont ressortent aisément
Moe. et
The Slip. Hosemobile ont l'air rigolos, mais ça tourne un peu en rond quand même. On placera ensuite
Ominous Seapods et
Jiggle The Handle dans le même lot, avec leurs compos assez simples: rien d'exceptionnel mais qunad même de bonne jams, ce qui après quelques 300 concerts du
Dead chacuns est le minimum. Vient ensuite
The Slip pour un superbe instrumental jazz-funk complètement improvisé, puis toujours dans une mouvance plus jazz que rock,
Fat Mama et leur côté
Sun Ra/gros bordel de cuivres suivi de
Boud Deun, à la coloration légèrement orientale sur le violon.
Shleigo nous décoivent ensuite un peu avant de finir sur un
Disco Biscuits presque parfait, à la nuance près que quitte à écouter un de leurs titres live, autant en trouver un qui ne fasse pas la moitié (en durée) de la version studio! Une dernière chose: ne soyez pas trop exigeants sur la qualité sonore, pas terrible, sans toutefois être comparable à toutes les K7 pourries du
Dead que l'on a pu écouter...
Note new live jams:



(
Djouls & Ob)
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